La formation en couture organisée par la FAFECA, en partenariat avec l’association Sewa ti Kékéreké et l’AJORA, représente une véritable opportunité pour les filles-mères participantes, leur offrant un moyen concret d’autonomie économique et sociale. Ce vendredi, à la Maison des Entrepreneurs de Bangui, vingt jeunes femmes ont reçu leur certificat après quatre mois d’apprentissage, soulignant la portée transformative de cette initiative.
Pour ces filles-mères, souvent confrontées à des difficultés familiales et économiques majeures, acquérir un métier tel que la couture constitue un levier essentiel pour reconstruire leur avenir. Comme l’a rappelé Boris Kpeko, président de Sewa ti Kékéreké, l’objectif est de donner aux femmes et jeunes filles qui n’ont pas pu poursuivre leurs études une véritable chance d’indépendance et d’insertion dans la société. Ce projet dépasse la simple acquisition de compétences : il est un vecteur capital de dignité et d’autonomie.

Marina Estelle Kazimo, coordinatrice de l’AJORA, a insisté sur l’importance d’offrir un savoir-faire durable plutôt que des aides ponctuelles, ce qui permet aux participantes de gagner une indépendance financière durable. L’engagement à suivre ces jeunes femmes et à les équiper de machines à coudre illustre la volonté d’assurer un impact pérenne, garantissant ainsi que cette formation soit un tremplin concret vers l’émancipation.
Au-delà de la couture, la FAFECA se projette aussi vers l’avenir avec le lancement d’une initiation informatique pour les enfants de 5 à 10 ans. Cette formation vise à éveiller dès le plus jeune âge la créativité, l’esprit critique et les compétences numériques indispensables dans un monde toujours plus technologique, préparant ainsi une nouvelle génération ouverte aux innovations.
En soutenant ces deux programmes complémentaires, la FAFECA œuvre pour l’autonomisation des filles-mères et la formation des enfants, confirmant son rôle clé dans le développement social et économique de Bangui et au-delà. Ces formations ne sont pas seulement des savoirs techniques ; elles offrent un véritable tremplin d’espérance et de changement pour les bénéficiaires et leurs familles.
Par Marius SEMBOLI (RAVOCI)
