Le Mouvement d’Actions des Jeunes (MAJ) de l’ACABEF a officiellement lancé, au centre d’échanges et de rencontres des jeunes de Ben-Vi dans le 5ᵉ arrondissement de Bangui, les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. Cette initiative couvre les dix arrondissements de la capitale et s’inscrit dans une vaste campagne de sensibilisation portant sur les différentes formes de violences : sexuelles, physiques, psychologiques et économiques, des fléaux qui ne cessent de prendre de l’ampleur en République centrafricaine.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée devant un large public composé de pairs éducateurs engagés, témoignant de l’importance de cet événement pour la jeunesse centrafricaine. Dans son allocution, Grasty Ted GUELE, président du Mouvement d’Actions des Jeunes, a rappelé à ses pairs la nécessité de promouvoir et de protéger les droits humains, particulièrement ceux des femmes et des filles, aujourd’hui fortement menacés. Selon lui : « Cette campagne de sensibilisation ne vise pas seulement à informer le public sur les violences basées sur le genre en République centrafricaine, mais elle représente également un moment d’interpellation sur les violences que subissent les femmes et les filles sur les réseaux sociaux. »
Prenant la parole à son tour, Céleste TEKPE YAPOUTOU, présidente nationale du MAJ, a insisté sur l’urgence de prendre conscience de la recrudescence des violences dans le pays. Elle a rappelé que le thème de cette année, « Lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles sur les réseaux sociaux », répond à un besoin réel : celui d’alerter sur l’augmentation des violences numériques, devenues un prolongement dangereux des violences réelles.
Cette campagne revêt une importance particulière dans le contexte actuel marqué par la montée des violences basées sur le genre. La sensibilisation menée à travers les 16 jours d’activisme vise non seulement à informer, mais surtout à mobiliser la communauté autour d’un enjeu primordial : protéger les femmes et les filles, qui demeurent les principales victimes de ces violences. À travers cette initiative, le MAJ et l’ACABEF entendent renforcer la vigilance collective, encourager la dénonciation des abus et promouvoir une culture du respect et de l’égalité. Il s’agit d’un moment clé pour engager durablement les citoyens, notamment les jeunes, à devenir acteurs du changement.
Placée sous la tutelle de l’Association Centrafricaine pour le Bien-Être Familial (ACABEF), cette campagne s’étendra sur cinq jours. Les pairs éducateurs auront pour mission de parcourir les différents arrondissements de Bangui afin de sensibiliser la population, en particulier les jeunes, à ce fléau qui ne cesse de gagner du terrain en République centrafricaine.
Par Chérubin Nassin NAMBODE NAMSSENEI (RAVOCI)
