Des leaders communautaires du 4ᵉ arrondissement de Bangui ont participé, le jeudi 13 novembre, à une séance de sensibilisation consacrée dernier à la lutte contre la traite des personnes. L’activité a été organisée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) dans le cadre du projet « Améliorer l’assistance aux migrants, personnes déplacées et aux communautés hôtes à risque ou victimes de traite des personnes et de violences basées sur le genre en République centrafricaine ».
L’objectif principal de cette session était de rappeler que, malgré son abolition officielle, la traite des personnes reste une réalité en Centrafrique et qu’elle prend aujourd’hui de multiples formes.
L’OIM a présenté aux participants les différentes formes de traite, ses trois éléments constitutifs (actes, moyens, finalités), ainsi que les méthodes de prévention et de détection des cas. Cette formation vise à renforcer la capacité des communautés locales à identifier les situations à risque et à mieux protéger les populations vulnérables.
Présente à la rencontre, Clémentine Flore Sataka, maire du 4ᵉ arrondissement, a encouragé les participants, représentants des femmes, des jeunes et de la Croix-Rouge à être attentifs et engagés. Elle a également lancé un appel à toute la population : « L’esclavage n’a pas disparu. Il a simplement pris de nouvelles formes dans notre pays. J’invite chacun à sensibiliser dans sa communauté et à dénoncer les cas de traite des personnes. » Selon elle, la mobilisation collective est essentielle pour freiner ces pratiques encore trop répandues.
Le projet dans lequel s’inscrit cette activité d’une durée de 36 mois est financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’OIM, en collaboration avec le gouvernement centrafricain. Il vise à renforcer l’assistance aux migrants, aux personnes déplacées internes et aux communautés hôtes, en particulier celles exposées à la traite des personnes ou aux violences basées sur le genre.
Par Marius SEMBOLI (RAVOCI)
