À Sibut, dans la préfecture de la Kémo, les cultivateurs font face à une baisse des prix de leurs produits agricoles sur le marché. Après plusieurs mois de travail dans les champs, ils peinent à vendre leurs récoltes à des prix qui leur permettent de couvrir leurs dépenses et de subvenir aux besoins de leurs familles.
Sur le marché, cette situation se fait particulièrement sentir chez les vendeuses de produits agricoles. Joséphine Yakota, vendeuse de manioc, témoigne de la baisse des prix et de ses conséquences sur son activité : « Les prix ont beaucoup baissé. Nous travaillons pendant plusieurs mois dans les champs, mais une fois au marché, nos produits sont vendus à bas prix. Ce que nous gagnons ne correspond pas aux efforts fournis. » a-t-elle témoigné
Cette difficulté est également partagée par Flore Moussa, vendeuse de gombo. Selon elle, la baisse des prix touche directement les revenus des producteurs et fragilise leur économie : « Cultiver est un travail difficile. Il faut préparer le champ, semer, entretenir les cultures et attendre plusieurs mois avant la récolte. Mais une fois au marché, on ne gagne presque rien sur nos marchandises. Cette baisse des prix joue énormément sur notre économie », déplore-t-elle.
Actuellement, une cuvette de manioc se vend à 1 000 francs CFA, celle de gombo à 500 francs et l’arachide à 1 500 francs CFA. Des prix que les vendeuses jugent faibles au regard du travail fourni pour produire et acheminer les récoltes jusqu’au marché.
Face à cette situation, les cultivateurs espèrent une amélioration des conditions de vente de leurs produits afin que les efforts consentis dans les champs puissent enfin leur permettre de mieux vivre de leur travail.
