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L’école mixte de Nguenguele Ngouvota, située à environ 25 kilomètres de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, accueille les enfants dans des conditions particulièrement difficiles. Construite en paille et constituant l’unique école du village, elle ne dispose pas assez de tables-bancs ni un tableau, tandis que le manque d’enseignants complique davantage l’apprentissage. À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, cette situation suscite l’inquiétude des parents, qui craignent pour l’éducation et l’avenir de leurs enfants.
Dans ce village, l’école représente pourtant bien plus qu’un simple lieu d’apprentissage. Elle est pour les parents un espoir de voir leurs enfants acquérir les connaissances nécessaires pour construire leur avenir et participer, demain, au développement de leur communauté. Mais faute de moyens et d’encadrement, cet espoir reste aujourd’hui fragile. Guy Blaise Samboye, parent d’élève, témoigne des difficultés rencontrées par l’établissement. Selon lui, l’école avait été créée avec l’appui d’un responsable qui n’est plus en fonction. Depuis, le manque d’enseignants se fait sentir : « Cette école a été créée par un député qui n’est plus en fonction. Il n’y a pas d’enseignants pour encadrer les enfants. C’est un frère du village qui a pris courage pour encadrer les enfants. On ne sait vraiment pas quel sera l’avenir de nos enfants », a-t-il déclaré.
À ces difficultés s’ajoutent les conditions matérielles précaires. Les élèves ne disposent pas de tables-bancs pour suivre correctement les cours et l’absence de tableau rend également le travail des enseignants plus difficile. Dans une école construite en paille, ces conditions montrent les nombreux défis auxquels sont confrontés les enfants de Nguenguele Ngouvota pour accéder à une éducation dans des conditions dignes.
Face à cette situation, les parents d’élèves essaient, avec leurs propres moyens, de soutenir le fonctionnement de l’établissement. À travers l’Association des parents d’élèves (APE), des contributions sont collectées pour accompagner l’école. Mais leurs efforts restent insuffisants face à l’ampleur des besoins.Sabain Dambeti, parent d’élève, appelle à un soutien plus important des autorités : « Grâce à l’APE, nous, les parents, faisons des collectes pour aider à l’avancement de cette école. Mais il n’y a pas d’amélioration. Nous sollicitons que les autorités nous viennent en aide », explique-t-il.
Pour les habitants, les difficultés ne concernent pas uniquement l’éducation. Le village est également confronté à l’absence d’un centre de santé, alors que certaines maladies, notamment le paludisme, affectent régulièrement la population.Jean Marc, un habitant rencontré sur place, évoque cette situation : « Nous éprouvons des difficultés, notamment en matière d’éducation pour nos enfants et de santé. Il n’y a pas de centre de santé dans le village et nous faisons face à plusieurs problèmes de santé, notamment le paludisme. Nous sollicitons la construction d’écoles et même d’un centre sanitaire », témoigne-t-il.
À quelques jours de la rentrée scolaire, l’avenir de cette unique école du village reste donc au cœur des préoccupations. Pour les parents, permettre aux enfants d’étudier dans de bonnes conditions ne devrait pas être considéré comme un privilège, mais comme une nécessité pour préparer l’avenir de toute la communauté.
À Nguenguele Ngouvota, les enfants ont le même désir que ceux d’ailleurs : apprendre, grandir et rêver d’un avenir meilleur. Mais comment réaliser ces rêves lorsqu’il faut étudier dans une école en paille, sans tables-bancs, sans tableau et avec un manque d’enseignants ? Derrière les murs fragiles de cette école se trouve pourtant l’avenir de toute une génération. Soutenir l’éducation à Nguenguele, ce n’est donc pas seulement construire une école : c’est donner aux enfants les moyens de construire leur propre avenir et, avec lui, celui de toute la communauté.
