Au marché de Bimbo, les bouchers ont commencé à remplacer les sachets par des feuilles d’arbres pour emballer la viande. Cette pratique vise à réduire les déchets plastiques et à contribuer à la protection de l’environnement.
En République centrafricaine, la loi n° 20.30.015 du 16 juin 2020 interdit notamment la production, l’importation, la commercialisation, la distribution et la détention des emballages et sachets en plastique non biodégradables. Malgré cette interdiction, leur utilisation se poursuit dans plusieurs quartiers et marchés du pays.Au marché de Bimbo, certains bouchers ont commencé à utiliser des feuilles d’arbres pour emballer la viande de bœuf. Cette pratique suscite des réactions positives chez certaines clientes. Clarice, mère au foyer rencontrée sur place, se réjouit de ce changement et estime qu’il peut contribuer à la protection de l’environnement : « Vous savez, les sachets en plastique détruisent notre environnement. Si le gouvernement interdit leur utilisation au profit des feuilles d’arbres, c’est vraiment une bonne chose », déclare-t-elle.
Même satisfaction chez Nadia, une autre cliente, qui encourage les autres consommateurs à adopter cette pratique : « Ceux qui sont contre ce changement ne connaissent pas les conséquences liées à l’utilisation des sachets en plastique. Je les appelle à adopter cette pratique », affirme-t-elle.
Du côté des vendeuses, le changement ne fait toutefois pas l’unanimité. Virginie, vendeuse de viande de bœuf, estime que les autorités devraient leur proposer d’autres solutions pour emballer leurs produits : « C’est par le passé qu’on utilisait les feuilles d’arbres pour emballer les choses, mais maintenant, tout est déjà modernisé. Le gouvernement devrait donc mettre à notre disposition d’autres emballages que les feuilles d’arbres », demande-t-elle.
Face à cette nouvelle pratique, des vendeurs et des acheteurs souhaitent qu’elle soit étendue aux autres marchés de la ville. Ils appellent également le ministère chargé de l’Environnement à accompagner cette démarche et à veiller à la réduction de l’utilisation des sachets non biodégradables en République centrafricaine.
