Célébrée chaque année le 11 octobre, la Journée internationale de la fille est une occasion de mettre en lumière les droits des filles, leurs aspirations et leur capacité à contribuer au développement de la société. Pour cette édition 2026, placée sous le thème « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles », l’accent est mis sur la nécessité de protéger les adolescentes contre les mariages précoces et de leur garantir un avenir meilleur.
En République centrafricaine, cette célébration intervient dans un contexte marqué par la persistance de ces unions, notamment dans les zones rurales, où les filles restent confrontées à de nombreux obstacles à leur épanouissement. Au-delà de la célébration, cette journée rappelle que les filles doivent pouvoir grandir, poursuivre leurs études et choisir librement leur avenir. Pourtant, en Centrafrique, nombreuses d’entre elles sont encore confrontées aux violences sexuelles, aux grossesses précoces, aux difficultés économiques et à l’abandon scolaire. Des situations qui compromettent leur avenir et limitent leurs possibilités d’autonomie.Selon un article publié par l’UNICEF le 9 juin 2026 sur l’éducation des filles en République centrafricaine, plus de 30 % des filles inscrites à l’école primaire abandonnent leurs études avant d’en achever le cycle. Le document souligne également que près de deux tiers des filles se marient avant l’âge de 18 ans. Ces chiffres témoignent de l’ampleur des défis auxquels sont confrontées les jeunes Centrafricaines, particulièrement dans les milieux ruraux, où l’accès à l’éducation et aux services de protection demeure difficile. Face à cette réalité, la lutte contre les mariages précoces ne peut se limiter à des campagnes de sensibilisation ponctuelles. Elle nécessite l’engagement des familles, des leaders communautaires, des établissements scolaires, des organisations de défense des droits de l’enfant et des pouvoirs publics. Il s’agit notamment de renforcer le maintien des filles à l’école, de sensibiliser les parents aux conséquences de ces unions et de mieux protéger les adolescentes contre les violences et les discriminations.
À l’occasion de cette Journée internationale de la fille, le défi est donc de transformer les engagements en actions concrètes. Car mettre fin aux mariages précoces, c’est aussi donner aux filles la possibilité de poursuivre leurs études, de développer leurs compétences et de participer pleinement à la vie de leur communauté. En Centrafrique, leur avenir ne doit pas être décidé trop tôt : chaque fille doit pouvoir apprendre, grandir et construire librement son destin.
